Emile Ajar

Zou, grande spécialiste de l’oeuvre de Gary/Ajar, la preuve elle en a fait le centre de ses études (elle écrit son mémoire de master sur Pseudo), me demande ce que je pense d’Emile Ajar. Je ne me suis jamais vraiment posée la question car pour moi Emile Ajar = Romain Gary.

D’ Ajar, j’ai lu Gros -Câlin et la vie devant soi. Il en a écrit 4 en tout sous ce pseudo, La vie devant soi (1974), Gros câlin (1975), Pseudo (1976), L’angoisse du roi salomon (1979). Et un écrit posthume Vie et mort d’Emile Ajar (1981), révélant l’affaire.

C’est grâce à cette mystification que Gary obtient un deuxième Goncourt pour La vie devant soi en 1974 alors qu’il avait déjà obtenu ce prix pour Les racines du ciel en 1956.

Les oeuvres écrites sous le pseudo Ajar, écrites donc à la fin de la vie de Gary, quelques années avant son suicide, inventent une nouvelle langue, un nouveau ton. Mais elles révèlent surtout, et tout particulièrement L’angoisse du Roi salomon que Gary sombrait dans la folie à force de garder ce secret.

Si Gary a ressenti le besoin d’écrire sous pseudonyme c’est parce qu’ à ce moment-là il était méprisé par les critiques et le fait que les livres d’Ajar aient connu un tel succès critique démontre bien le snobisme du milieu littéraire de l’époque.

Apostrophes spécial Ajar (après la mort de Gary).

Quand Jacques Gamblin fait revivre Romain Gary

Publié sur mon blog le 12 décembre

C’était au 104, en décembre. Je crois qu’il joue ailleurs (à vérifier)

Jacques Gamblin lit La nuit sera calme, un recueil d’entretiens fictifs (Gary se pose lui-même des questions), publié en 1974, quelques années avant que Gary ne mette fin à ses jours. L’auteur revient ici sur certains évènement de sa vie et dresse une sorte de bilan.

Jacques Gamblin a choisi de lire ce texte, «parce que cette écriture a de la verve. Parce qu’elle a du ventre, de l’engagement et de la force. Et parce que bien sûr elle a du charme et de l’humour, toujours de l’humour derrière la colèreLire la suite

Adieu Gary Cooper – Romain Gary

Publié le 22 novembre 2010 sur mon blog

J’ai attendu avant de me plonger dans ce Gary. Je l’avais là tout prêt à être dévoré, mais il fallait que ce soit le bon moment, en effet, lire Gary est toujours un rendez- vous à ne pas manquer. Et je n’ai jamais été déçue. Et là encore j’ai été complètement charmée par l’écriture de Gary, qui est pour moi le plus grand. Lire la suite