Le grand vestiaire – Romain Gary

Cette lecture commune était prévue pour début août. Vous trouverez l’avis de Sunsi ici.

Mais voici un roman de Gary que j’avoue avoir du mal à lire, le laissant de côté pour finalement le reprendre et le terminer pendant mes vacances.

L’histoire

On suit les pas du jeune Luc Martin, qui a 14 ans se retrouve orphelin alors que son père instituteur et résistant a été abattu dans le maquis. Il arrive à Paris et est recueilli par un certain Vanderputte, homme sans vergogne qui profite du marché noir pour faire des affaires. Il y rencontre 2 autres orphelins, Léonce et Josette. Luc va alors se trouver mêlé à des histoires d’arnaque et de vols. D’autres personnages « branquignolesques » apparaissent également. On va également découvrir au fil des pages que Vanderputte semble mêlé à la collaboration allemande.

Ce que j’en ai pensé

Par ce livre, Gary nous livre le portrait d’une époque, Paris juste au sortir de la guerre et la jeunesse assoiffée de culture américaine déjà. C’est aussi le portrait d’un jeune homme aux prises avec sa conscience, ses actes répréhensibles et son extrême loyauté.

J’ai eu le sentiment de lire un « roman de jeunesse », c’est en effet le troisième roman de Gary, écrit en 1948, et aussi parce que le thème principal est l’initiation. On sent déjà l’humanisme profond de l’auteur (particulièrement dans les mots laissés par le père de Luc) et sa vision décalée des choses : le monde apparaissant ici comme un « grand vestiaire » où les hommes ne sont que des manteaux vides de sens, la galerie de personnages marginaux et excentriques…. mais l’écriture est tout de même très (trop ?) classique encore, même si on peut déjà y sentir le potentiel de l’auteur.

La fin est complètement à l’image du Romain Gary qu’on verra évoluer dans le reste de son œuvre.

Une lecture en demie teinte donc. Si je l’ai apprécié néanmoins, je ne conseillerai pas ce livre à ceux qui veulent découvrir cet auteur.

Extraits

Et bien voilà la jeunesse d’aujourd’hui. Une table, une chaise… quelle platitude ! quelle bassesse du sentiment ! Moi, à votre âge, messieurs, il me fallait des étoiles qui chavirent, la terre qui tremble, des volcans qui éruptent, et vous… une chaise, une table !

On t’a jamais raconté l’histoire de l’employé de commerce qui s’est mis à lire, sans aucune raison ? (…) C’était un soir, la mère et les gosses étaient tous allés au cinéma et quand ils sont rentrés, ils l’ont trouvé dans un coin, un livre à la main. Ernest, dit sa femme, qu’est-ce tu fais là ? Je lis, ma chérie, dit-il tranquillement. Naturellement, ils sont tous allés lui prendre le livre des mains.

Lire l’avis du Chat masqué

Le challenge Romain Gary

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