La promesse de l’aube

La promesse de l’aube – Romain Gary

Mon dernier Romain Gary lu.
Heureusement il m’en reste encore beaucoup à découvrir de cet auteur dont l’écriture si brillante me subjugue et dont la vie dramatique me touche encore et toujours.

Une surprise tout d’abord, je m’attendais à un roman, et c’est bien un roman mais autobiographique et la nuance est importante.

Il nous conte dans la première partie sa vie enfant en Russie et Lituanie. La seconde partie évoque ses années de jeunesse à son arrivée en France, à Nice et la dernière partie évoque ses années de guerre, quand il entre en résistance en Angleterre alors qu’il est aviateur.

Ce livre est entre autre l’histoire de son entrée en littérature mais c’est surtout l’histoire d’un amour fou, entre Romain (Kacew à l’époque) et cette mère juive si haute en couleur.

Que dire de ce livre ?

  • Que j’ai eu un plaisir inouï à retrouver l’écriture de Gary surtout dans les 2 premières parties.
  • Que j’ai adoré en apprendre plus sur la jeunesse si « riche » de cet auteur, que cela m’a permis de mieux comprendre l’écrivain et son œuvre.
  • J’ai été par contre déstabilisée par ce récit autobiographique qui parait si invraisemblable parfois qu’on ne sait plus démêler le vrai du faux. Ce qui n’est surement pas important car le sujet ici n’est pas Romain Gary mais bien sa mère à qui il rend le plus beau des hommages.

S’il y a une citation à retenir (il y en souvent beaucoup dans les romans de Gary que j’ai envie de garder…), c’est surement celle-ci.

Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d’amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu.

Pour finir, je dirai que ce n’est pas mon Gary préféré, mais qu’il a une saveur très particulière, il se classe à part par rapport à ses romans déjà lus et tant adorés (La tête coupable, Lady L., la vie devant soi, Les cerfs volants, Clair de femme…).

Il m’a en tout cas donné clairement envie de continuer à découvrir son œuvre. Des suggestions ?

D’autres avis, par  et par ici aussi.

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Une réflexion sur “La promesse de l’aube

  1. Pingback: J’ai cité Romain Gary sur France Inter « Romain Gary & moi

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